Amabilité.

« De novembre 1967 à octobre 1973, j’ai parcouru la presque totalité des 340.000 km de mon tour du monde, à bord de 1978 voitures, camions, avions ou embarcations diverses.
Jamais je n’ai trouvé normal qu’une voiture s’arrête et accepte de me prendre à bord.
Jamais je n’ai maudit les chauffeurs qui ne voulaient pas de moi.
Pour moi, le miracle s’est produit 1978 fois et chaque fois j’étais comme surpris.
1978 fois merci.
Pour ma part, j’ai toujours tenu à remboursé à ma façon l’ami automobiliste qui me prenait en charge.
Comment?
En lui racontant mes voyages lorsqu’il le désirait, en m’intéressant à lui, à sa famille, à ses soucis parfois.
Lorsque je n’étais pas en forme, je faisais un effort.
C’est la moindre des choses.
Il m’est arrivé de jouer les mimes Marceau avec les chauffeurs dont je ne connaissais pas la langue.
On finissait par se comprendre et par s’offrir quelques éclats de rire qui nous faisaient du bien à tous deux.
Le stop que j’ai toujours considéré comme une chose naturelle a été pour moi, en définitive, un incomparable moyen de grandir, d’apprendre à me connaitre, de jauger mes capacités, de jouer mon personnage à pleine mesure: une révélation!
En stop, j’ai fait le tour de moi-même, non sans peine.
Des amis du monde entier m’ont donné un appréciable coup de main.
Merci à tous.
Merci pour le coup de frein, pour le petit clignotant chaleureux, pour la portière ouverte sur l’amitié. »

André Brugiroux.

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