EL Cope

« A l’envers des nuages, il y a toujours un ciel. »

Mûhammad Al-Faytûry.

28 Janvier 2014

Lida :
En nous éloignant du village de Chame, nous décidons de tenter l’auto-stop pour nous rendre plus au Sud.
Après une bonne demi-heure passée les pouces levés sous une chaleur incomparable, je commence à me décomposer.
J’abandonne Bya au bord de la route et rejoins un petit marchand de fleurs à quelques pas de là.
Il me conseille vivement de nous rendre plus au nord du pays, à la cordillère, où la montagne et la verdure se confondent dans le paysage.
Nous voilà dans le bus direction El Copé.
Pendant le trajet, le panorama change petit à petit.
Un espace de plus en plus vaste et de plus en plus vert s’offre à nous.
Le chauffeur nous abandonne près d’un ruisseau.
En nous montrant du doigt le chemin montant qui semble interminable, il nous dit d’un air ironique :
-Vous voilà partis pour 25 minutes de marche à pieds ! Bonne chance les amis !
En entendant le grincement du moteur du bus s’éloigner, je comprends qu’il n’y a plus de marche arrière, je vais devoir grimper au sommet de cette colline qui me semble inatteignable, avec les 10 kilos sur mon dos et les 30 degrés de chaleur impitoyable.

Bya Dunia:
-Suerte !
Nous commençons notre ascension, la pente est raide, je suis dans mon élément mais c’est quand même difficile.
Il fait chaud. La route est tortueuse et les pierres ne facilitent pas une avancée rapide.
Lida a beaucoup de mal, la pauvre, je ne suis pas tendre avec elle.
Dans son regard, je sens par moment le renoncement, mais elle tient bon.
Une jeep passe juste au bon moment. Lida fait des signes au chauffeur qui s’arrête sourire béant sur le visage.
-Montez!
On s’en presse de passer derrière et on nous aide à embarquer.
Nous rentrons dans le parc national, le chauffeur nous dépose et continue son chemin.
Après plusieurs minutes d’insistance, Lida me fait plier pour payer le droit d’accès au parc.
Les gardes nous indiquent où aller pour camper et nous découvrons la vue époustouflante du lieu.
Nous sommes à environ à 1500 mètres d’altitude et l’horizon montagneux nous hypnotise.
Les oiseaux et les sauterelles chantent par dizaines la mélodie de la terre mère.
Nous sommes entourés d’amour…Il n’y a pas de mot plus juste pour décrire ce moment que nous passons en parfaite harmonie avec la nature.
J’avouerai par la suite à Lida qu’elle a bien fait d’insister pour payer l’entrée.
Durant ce séjour nous ne discuterons pas beaucoup mais écouterons la nature nous parler.
Le silence est parfois plus riche qu’on pourrait le croire…

Leave A Comment

error: Content is protected!