Enfance nomade

«Cet esprit, c’est-à-dire l’Être suprême, n’édifie pas la nature autour de nous, mais lui donne naissance à travers nous, comme la vie de l’arbre fait jaillir de nouvelles pousses par les pores des branches et des feuilles anciennes.
Telle une plante reposant sur le sol, ainsi en est-il de l’homme sur le sein de Dieu ; il s’abreuve à des fontaines intarissables et y puise à volonté une force sans fin.
Qui peut assigner des limites aux possibilités de l’homme ?
Qu’une seule fois nous respirions l’air supérieur, étant admis à contempler la nature absolue de la justice et de la vérité, et nous apprendrons que l’homme a accès à l’esprit du Créateur en son entier, qu’il est lui-même un créateur dans l’espace du fini.»

Ralph Waldo Emerson (1803-1882).

9 novembre 2017

Bien avant de sortie du sein les enfants apprennent à manger de la nourriture consistante.
Pas de biberon; le lait en poudre coûte bien trop cher.
Pas de poucettes; c’est bien trop encombrant.
Pas de télévision, pas de console de jeux ; ça ne nourrit rien qui puisse servir à la croissance intellectuel.
Les Mongoles des steppes éduquent leurs enfants de la même manière qu’il y a mille ans de cela.
Les enfants sont dès lors très stimulés par leur environnement et apprennent à le comprendre, à le respecter aussi rapidement qu’un faon qui vient de naître.
Les couches sont mises aux nourrissons qui commencent à marcher seulement pour la nuitée. Au réveil, elles leur sont retirées pour toute la journée.
Ainsi dès qu’ils font pipi ou caca, l’odeur et l’effet désagréable laissés sur les habits les obligent très vite à prévenir quand l’envie s’en vient.
Dans la steppe, il n’y a pas de temps à perdre. Les conditions de vie sont tellement difficiles que tout le monde doit être indépendant le plus rapidement possible pour permettre ainsi à la famille, dans un premier temps, de pouvoir s’occuper des bêtes, des enclos et de pouvoir préparer le départ pour le campement d’hiver.
Il m’est arrivé de croiser des enfants qui, à 8 ans, avaient un mental d’acier. Imperturbables, ils ne pleurent jamais après une chute, en sachant que au cas contraire personne ne viendra les réconforter.
Ainsi vers les 12 ans, ils sont déjà robustes à l’image du chêne et complètement autonomes comme des œufs de tortue de mer qui éclosent sous le climat favorable d’une île paradisiaque et s’en vont seules face à l’inconnu.
La Nature ne fait jamais rien au hasard et, dans des justes proportions bien sûr, nous devons en tirer un enseignement important.

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