Perdu dans la tempête: Rencontre avec des « enfants Sorciers »

« Ayant cessé d’être perçue comme un giron nourricier, la nature devient une force désordonnée et sauvage qu’il s’agit de dompter.
Et il en va de même des femmes.
Celles-ci sont dites plus proches de la nature que les hommes et plus passionnées qu’eux sexuellement ( l’entreprise répressive réussira si bien que, aujourd’hui, elles passent pour « moins » sexuelle que les hommes).
« la sorcière, symbole de la violence de la nature, déchainait des orages, causait des maladies, détruisait les récoltes, empêchait la génération et tuait les jeunes enfants».
La femme qui causait du désordre, comme la nature chaotique, devait être placé sous contrôle.
Une fois jugulées et domestiquées, toute deux, pourraient être réduite à une fonction décorative, devenir des ressources psychologique et récréative pour le mari – entrepreneur harassé ».

Extrait du livre « Sorcières, la puissance invaincue des femmes » de Mona Chollet.

2 juin 2017

Quel dieu, a pu insuffler tant de colère aux hommes pour leur permettre de faire saigner notre Afrique, cette généreuse mère nourricière ?
La foi pourrait-elle être aussi synonyme de noirceur ?
Comment est-ce possible, pour moi, qui ai toujours pensé qu’un homme « croyant » n’avait pour but que de vivre dans les vertus de l’empathie, de la bienveillance et de l’Amour ?
Quel genre de croyance peut cautionner l’ethnocide ?
Quel genre de conviction peut réduire la puissance féminine et le rôle de la femme à néant et faire penser à la majorité des humains qu’ils sont supérieurs à tout et à celles qui pourtant nous aide à grandir?
Peut-on vivre sereinement avec les mains pleines d’erreurs de nos ancêtres sans un jour tout remettre en question ?
Qu’elle espèce d’Être divin serions-nous si nous tolérons cette déchéance ?

Ici, au cœur de l’univers, chrétiens et musulmans se sont disputés le droit d’éradiquer l’animisme.
Le droit de balayer cette fabuleuse croyance qui s’oppose naturellement à des idées de manipulations, d’égocentrisme, de contrôle, de puissance sociale et matérielle.
Ainsi a commencé le déclin des puissants royaumes et des fabuleuses sciences africaines…
En république Démocratique du Congo, les colons Belges ont été plus craint que les redoutables Aniotas (hommes-léopard).
Avec l’appui des premiers missionnaires chrétiens, ont commencé à disparaître les peuples dresseurs d’éléphants, les cultes aux gorilles du Virunga, le culte aux léopards, au ciel, aux arbres, aux esprits des ancêtres.
Des assassinats par millions ont été perpétrés pour tenter d’éradiquer ce lien avec le « Tout ».
Les Terres sacrées, les traditions se sont ensuite volatilisées comme neige au soleil.
Laissant place à de nouvelles croyances en désaccord avec les lois cosmiques fondamentales, me donnant l’impression que toute chose était dorénavant « remplaçable ».
Les religions contraignent les hommes à craindre une force divine changeante qui les arrachent à leurs souches primitives.
Tandis que l’animisme est ce que les hommes ont créé à partir de leurs propre racine, leur propre environnement, à force de contemplation et de patience, pour permettre que tout soit à sa place ; laissant l’ordre naturel être…
Depuis ce bouleversement, en République Démocratique du Congo, des enfants par milliers sont constamment pris dans l’étau des dogmes et écrasés par des bulldozers traquant les minerais des roches pour l’avidité des Hommes modernes.
J’ai le cœur noué quand je vois ces hommes et ces femmes tombés dans le désespoir à rêver de Fortune, délaissant la Nature, pour se tourner corps et âme vers un dieu qu’ils ne connaissent pas.
Ils sont nombreux ces peuples, espérant, comme annoncé, qu’une force toute puissante viendra les délivrer de leurs tourments.
J’ai l’âme en peine de voir, les peuples les plus vieux du monde se faire décimer pour la seule raison qu’ils refusent de se soumettre.
Et de nous voir, nous emparer de toutes leurs connaissances fondamentales en vivant sans cesse dans la peur que nos dieux viennent un jour tout reprendre.
Et avec cette crainte, nous partons sur le champ de bataille, convaincus que la volonté divine nous demande d’apporter la lumière dans chaque chaumière hérétique.
Je pense alors à ces mots d’Albert Einstein qui disait :
« Définissez-moi d’abord ce que vous entendez par Dieu et je vous dirai si j’y crois ».

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