La Terre et l’oreille de l’Ours

Lors de mes voyages, les femmes que je rencontrais me disaient : « le jour où tu choisis une compagne, il faut qu’elle aie les jambes robustes. »
En extrême-orient-Russe, sur la terre des Inuits, des Papoues, du peuple Fleur, des Mongoles, aucune d’elles n’a jamais eu besoin de revendiquer quoi que ce soit, elles étaient simplement conscientes de leur force.
Après tout, une paonne n’enviera jamais le plumage chatoyant du paon. N’est-ce pas ?

À la femme qui partage ma vie, je dois beaucoup.
À elle qui, tâtonnante, hésitante dans son cheminement, me permet chaque jour de dépasser un peu plus mes limites.
Dans mon Royaume, elle retrouve sa place légitime.
Dans mon antre, sa présence illumine les lieux et chaque soir nous sommes conviés par le Cerf Ailé à prendre la parole sur le mont Olympe et à festoyer là où les prières les plus pures se rendent : au palais de Shambhala.

Je pense que l’Amour ne doit pas être basé sur sa durée, ni sur sa qualité mais sur son intensité.
J’ai rencontré bien des couples qui se sont aimé, plus fort, l’instant d’un battement de coeur, que beaucoup d’autres, ayant vécu ensemble une vie entière.
Choisir un(e) partenaire, semble aléatoire pour la plupart d’entre nous et pourtant, dans les lois de la nature, c’est un choix crucial.
Sans cela, 
une meute toute entière peut disparaître du jour au lendemain.

J’ai développé mes propres croyances, puisées dans les rencontres que j’ai faites, en parlant aux hommes, qui m’ont toujours dirigé vers leur femme pour aborder l’invisible.
À partir d’une base saine, tout est toujours possible pensait mon père… quel homme il était.
Pour ce faire, j’ai dû explorer mon être et nettoyer mon esprit de l’influence des dogmes Chrétiens.
L’une de ces religions qui a amené l’Humanité au bord du gouffre et piétiné le nom de « féminité » à tel point que la femme a fini emmurée dans une solitude tellement vaste qu’elle doit depuis plus de dix décennies se battre pour accepter son corps, son esprit, sa sexualité.
Je pense que la peur est la meilleure arme de tout l’arsenal de Dieu : c’est pour cette raison que l’Église a créé l’enfer.
Qu’est-ce que le bien, qu’est-ce que le mal ?
Puis-je mener une vie excluant ces deux pôles, qui me permettrait de m’abandonner à une dimension où rien de tout cela ne viendrait me tirailler l’esprit ?

Il existe un Monde où nous pouvons nommer les étoiles comme elles nous parlent. Je l’ai foulé de mes pieds.
Il existe une Terre, qu’on ne peut voir qu’avec le cœur ,où vit une Communauté provenant des étoiles, vaquant depuis la nuit des temps, à réunir les âmes ensemble et ainsi permettre que l’harmonie demeure.
Cette Communauté est juste là, devant nos yeux, main posée sur notre épaule, elle nous dirige en silence et nous dévoile chaque soir, perchée sur les rives d’Ispahan, que l’Amour est comme l’Univers, il ne peut être quantifié.

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