Turquie, district de Şile.

« Je suis arrivé ici en ignorant si je resterai,
Je repars en sachant que je reviendrai. »

Sylvain Tesson.

03-09-2012

Je m’assis sur un fauteuil installé face à la mer. Aujourd’hui il fait doux, 20°.
Le vent me caresse la peau comme quand une femme vient poser ses douces mains sur votre visage avant de vous voler un tendre baiser.
Je refais surface et tombe sur le regard accueillant des pêcheurs qui sont revenus vendre leurs prises du matin.
On m’offre du café, s’assoit à mes côtés dans un silence absolu.
Tout le monde regarde dans la même direction en écoutant les flots se briser contre la digue.
Les tasses se vident et se remplissent à mesure que le soleil fait sont ascension dans le ciel.
Le café est très fort pour moi qui n’en bois jamais, mais le panorama et la chaleur de mes hôtes me font oublier les caprices d’un enfant des villes.
Le silence se poursuit pendant que je sirote mon breuvage accompagné d’un morceau de baguette tartiné d’un beurre au sel marin.
Les pêcheurs s’attèlent à réparer les filets pendant que leur binôme nettoie la coque et vérifie l’électronique.
Quelle cohésion…
J’enviais soudain leur vie de dur labeur qui ne paie pas de mine mais leur apporte satisfaction et sérénité à la fin de la journée.
J’ai rarement rencontré des gens aussi simples et tellement passionnés par ce qu’ils faisaient que j’en restais profondément admiratif.
La mer a peut-être la vertu de pouvoir nous satisfaire de peu?

Leave A Comment

error: Content is protected!