Vers le Costa Rica

« Un jour, j’ai demandé à mon père où il voulait aller.
Et il m’a répondu : « Je veux voyager d’un bout à l’autre des mers.
Je veux aller par delà les horizons. »

Fernando Colomb. (1492 : Christophe Colomb)

05.02.2014

Bya Dunia :
L’aventure est extraordinaire.
Les moments que nous passons ici sont à couper le souffle.
Vivre ensemble 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 est loin d’être chose aisée.
Nous nous séparons qu’au moment de la douche.
Parfois, nous nous envoyons de petites piques, d’autres fois nous nous prenons la tête.
Chacun éveille chez l’autre des faiblesses à corriger.
Mais au final, notre équilibre est maintenu.
-Bya ! J’ai perdu du poids ! me dit Lida.
J’aurais bien voulu lui dire que c’est moi qui le lui ai pris mais j’en ai aussi perdu.
Déjà que je n’étais pas très gros, là, j’ai l’impression de flotter dans mes habits.

Lida :
Les jours filent et je me rends compte de plus en plus à quel point il est important de connaître son ami afin d’arriver à vivre ensemble.
Il y a des instants plus difficiles que d’autres et parfois il m’insupporte pour un petit détail.
Mais il y a surtout des moments où j’ai envie de lui dire que je suis heureuse de l’avoir pour ami et pour partenaire de cette aventure car l’essentiel est d’être sur la même longueur d’onde afin de partager pleinement les moments de joie et d’intensité qui s’offrent à nous.

Bya Dunia:
Nous nous dirigeons vers le Costa Rica.
A la frontière, comme à leur habitude, les panaméens sont « à l’heure du thé ».
Je suis étonné qu’il n’y ait aucune sécurité, personne pour nous contrôler au point que nous nous mettons à chercher le bureau de l’immigration de notre plein gré.
Check out ! Nous quittons le Panama !
Côté Costa Rica, rien ne change, on se la coule douce.
Nous avançons pour trouver l’endroit où présenter notre passeport…Rien !
J’interpelle un policier qui, avec un regard totalement indifférent, nous fait comprendre qu’on a déjà passé la frontière et que le bureau est à 300 mètres derrière nous.
Elle reprend ensuite place derrière son poste et se remet à compter les mouches. La vie est belle !
Après les formalités expéditives, nous filons chercher un bus.
Lequel on prend ? On se tâte, il y en a deux, le choix ne sera pas compliqué.
Contrairement au Panama, nous payons notre ticket à l’embarquement.
Le contraste est flagrant, le Costa Rica nous prend directement au cœur.
Le bus peine à gravir les montagnes.
Tout autour de nous, la nature nous parle. Les oiseaux nous racontent leur journée et le soleil nourrit notre vision.
La forêt sauvage est à perte de vue !
On ne s’en lasse décidément jamais ! Nous sommes sous le charme…

Lida :
Afin de payer le ticket de bus, nous échangeons nos dollars sous pression de deux locaux qui essayent de nous convaincre que le dollar ne circule pas dans le pays.
Par la suite, nous allons nous rendre compte que c’est totalement faux et que nous pouvons payer autant en dollars qu’en Colones.
Ah ces fameux Colones, qu’ils sont beaux ! Les billets sont de vraies œuvres d’art !
Les visages panaméens fort foncés se font remplacer par des visages beaucoup plus clairs aux traits très divers, ce pays regorge d’une multitude de physiques variés !
Nous arrivons à San Vito, après avoir effectué une route aux paysages complètement différents de ceux du Panama !
Nous sommes bel et bien au Costa Rica !
Comme deux enfants, nous avons les yeux grands ouverts devant autant de beauté !
Beaucoup de voyageurs nous ont dit : si vous aimez le Panama, le Costa Rica vous réserve des surprises encore plus belles !
Cette phrase prend tout son sens dès mon arrivée ici.
J’ai hâte, vraiment hâte de découvrir ce que nous réservent les jours à venir !
Après avoir passé la nuit dans ce village en pleine montagne, nous voici encore dans un bus, direction San José, la capitale.
Je commence à réellement me fatiguer de tous ces trajets interminables.
Je ne pensais pas que le fait de voyager en bus pouvait être aussi épuisant ! Et ces derniers jours, nous ne faisons que cela !
San José a l’air très jolie mais nous ne pouvons pas nous y attarder et reprenons le bus suivant pour Turrialba.
Nous nous arrêtons dans le plus bel hébergement que j’ai pu voir jusqu’à présent :La Casa de Lis.
Propreté irréprochable, aménagement cosy, deux terrasses spacieuses, dont une sur le toit avec hamacs et vue vertigineuse sur la ville. Je n’en espérais pas tant !
Le lendemain, nous visitons la région et son marché local.
Après une nourriture fort panée au Panama, nous manquons de vitamines et profitons pour nous approvisionner en fruits et légumes et de la présence d’une cuisine à notre auberge afin de cuisiner un bon petit diner !
Bya tombe de fatigue et me demande de rester un jour de plus.
Du coup, je réalise que mon corps cède aussi et qu’il est temps de recharger les batteries en nous posant un peu dans un endroit calme sans l’agitation des déplacements.

Bya Dunia:
Jamais encore je n’avais mangé de fruits aussi bons !
Nous nous régalons ! Une petite salade d’avocats, tomates, oignions, concombres nous redonne du punch !
Nous revoilà remis sur pieds!

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