Vers Tsagaan Nuur

«Pour nous soufflent les vents,
La terre se repose, les cieux se meuvent et les fontaines coulent ;
Tout ce que nous voyons signifie notre bien,
De même que notre joie ou bien notre trésor ;
Le tout est notre armoire à provisions
Ou notre cabinet de plaisir.

Les étoiles nous montrent notre couche :
La nuit tire les rideaux que le soleil écarte.
Musique et lumière font cortège à notre tête.
Toutes choses sont douces à notre chair
Dans leur origine et dans leur être ; à notre esprit,
Dans leur élévation et dans leur cause.

L’homme a plus de serviteurs qu’il n’y prend garde.
Dans chaque sentier, il foule ce qui lui porte secours
Lorsque la maladie le laisse pâle et blême.
Ô puissant Amour ! L’homme est un monde Auquel un autre fait escorte. »

George Herbert.

22 Février 2017

Sur la terre des chamanes je vois tellement de beauté…
Il m’est difficile de pouvoir tout vous partager mais, peut-être qu’un jour, si les circonstances du temps vous poussent à la curiosité et vous invitent à venir poser les pieds sur ces terres, pourriez-vous alors ressentir ce que la plupart des voyageurs ressentent en venant ici.
Il est facile pour beaucoup d’entre nous de se questionner sur les mystères fascinants qui subsistent dans ces quelques pays qui frôlent le cercle polaire, l’influence qu’ils peuvent avoir sur les hommes et notre conception de la beauté :
l’Alaska, l’Islande, la Sibérie, la Mongolie, la Russie, le Nunavut, le Groenland et peut-être aussi le nord de la Suède, de la Norvège et de la Finlande.
Quand j’étais adolescent, ces quelques coins du monde me semblaient comme les profondeurs insondables de l’océan : rempli de créatures mystérieuses et captivantes.
Aux files des récits d’autres voyageurs que j’ai rencontrés il m’est devenu évident qu’avant d’arriver dans l’un de ces pays, un certain cheminement intérieur doit parvenir.
On ne passe pas par « hasard » dans ces régions comme on pourrait le faire pour la Thaïlande, le Cambodge ou encore le Vietnam : réserver son voyage sans trop porter attention à d’autres aspects que celui de profiter de ses vacances et d’oublier son ombre, le travail, ses préoccupations quotidiennes le temps d’un instant que nous voudrions éternel.

Mon esprit est aussi léger que celui de l’homme qui cultive ses propres terres et qui contemple son potager avec autant d’amour qu’il voue à sa Femme et à ses enfants.
Rempli de cette fabuleuse légèreté, je chevauche la steppe pour aller rencontrer les Tsataans, ce peuple de nomades qui vivent caché dans la taïga, là où il est simple de comprendre les principes du Tengri et facile d’entendre les doux chants de la déesse Ätügän.

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